Le 16 octobre 2016, le XXIIe dimanche après la Pentecôte


Chers amis des valeurs familiales !

         «Promouvoir le respect de la famille, illustrer ses attentes et ses droits, mettre en évidence sa beauté» est la première mission que Benoît XVI assignait aux médias lors de son message pour la Journée mondiale de la communication le 24 janvier 2008. Il y a bientôt 9 ans. Déjà… Il insistait non sans exiger d’eux une «véritable mutation de rôle» face au matérialisme économique et au relativisme éthique, «véritables plaies de notre temps» avec lesquelles ils n’ont que trop pactisé.
Ne cherchons pas bien loin des exemples de ces plaies ! Entre les campagnes publicitaires équivoques sur ces questions, les émissions de télévision banalisant toutes les déviances et la sphère médiatique plus soucieuse de minimiser les attitudes scandaleuses des Femen tout en se gaussant du premier responsable politique qui viendrait à souligner les incohérences du Planning familial ou les failles du sacro-saint droit à l’avortement, c’est à attraper le tournis !
Cependant, n’allons pas combattre sur tous les fronts en oubliant de montrer la beauté de la famille. Il nous faut répondre aux agressions du monde sans nous laisser intimider. Notre espérance ne saurait s’éteindre puisque nous avons les paroles de la vie éternelle. Mieux, nous sommes appelés à faire croître au cœur de notre âme la petite flamme qui ne demande qu’à nous convaincre que rien n’est impossible à Dieu. Laisser l’espérance grandir  avec la charité jusqu’au plus fort de la mêlée : c’est là le réalisme de la foi.
L’exemple dépasse en valeur le meilleur sermon quand il indique le bon chemin, et surtout la bonne conduite pour vivre d’une façon juste et vraie. Le combat pour la vérité et pour la vie ne saurait se cantonner à la dénonciation. Il n’est crédible et efficace qu’associé à un engagement concret au quotidien. Défendre les valeurs familiales, c’est d’abord les vivre et les faire vibrer comme un étendard. C’est se convaincre que l’exercice humble, discret et exigeant des vertus d’un foyer chrétien est en mesure de « sauver le monde » de la décadence.
Protéger la famille enfin, c’est la placer elle-même sous la protection de Dieu. C’est ne pas laisser filer une journée sans avoir prié avec les siens le matin au lever et le soir au coucher, tel un petit monastère domestique. « Une famille qui prie est une famille qui vit » se plaisait à répéter le vénérable pape Pie XII.
C’est justement ce que je vous propose cet après-midi. A défaut de pouvoir tous faire flotter nos fanions porte Dauphine dans la capitale pour défendre la famille, venez manifester cet après-midi à Sainte Rita : Adoration exceptionnelle de 16h30 à 19h30 !
On ne lâche rien. Surtout pas notre chapelet.
A tout à l’heure !
                                                           Votre chapelain