Le 21 août 2016, XIVème dimanche après la Pentecôte



Chers amis du sacerdoce catholique !


Aujourd’hui est un grand jour de grâce pour notre communauté.
Après sept années de formation, d’étude, de prière, de sacrifices, de joies, de peines, de découvertes, de moments de solitude, de réjouissances fraternelles aussi, de doute, d’espoir, j’en passe et des meilleurs : voici que « Florian » revient à la maison pour célébrer dans sa chapelle sa première messe dominicale.
Jour de grâce, oui ! Le sacerdoce, c’est l’amour de Jésus qui se manifeste dans le sanctuaire par les mains du prêtre. C’est les âmes à Dieu et Dieu aux âmes. « Si nous savions ce qu’est le sacerdoce, disait le saint Curé d’Ars, nous en mourions… d’amour ! ». Chers amis, nous n’avons pas le droit de nous habituer à la beauté de la naissance d’un prêtre. Non pas d’abord parce que la chose devient trop rare. Mais parce qu’elle est un mystère incommensurable.
Rendez-vous compte ! Tant de jeunesse, d’inexpérience, de combats intérieurs… et par la seule  intervention divine et le miracle unique du sacrement de l’Ordre… hop, d’un coup d’un seul, à la seule formule « hoc est enim corpus meum » prononcée par le prêtre et c’est Dieu lui-même qui descend sur l’autel ! Comme c’est incroyable. Et comme c’est fort en même temps.
Je suis heureux pour vous tous que monsieur le chanoine Braun ait l’occasion de venir vous célébrer la sainte messe aujourd’hui. Parce qu’ainsi vous voyez concrètement et visuellement le fruit d vos prières, et de vos sacrifices et offrandes pour beaucoup.
 « Jean, souviens-toi que ce qui honore un clerc ce n’est pas l’habit, mais la vertu. Monter à l’autel, c'est monter au Calvaire. » C'est ainsi que Maman Marguerite, la mère du grand Saint Jean-Bosco s’adresse à son fils prêtre le jour de son ordination.

« Monter à l’autel, monter au calvaire » : voilà le grand défi de la vie spirituelle. Mais pourquoi y monter ? Qu’y a-t-il donc d’appétissant dans cette ascension ? C’est que, mes doux fidèles, la croix du calvaire de la messe, nous la savons désormais embaumée de la douce aurore lumineuse du matin de Pâques.

Florian, comme tous les jeunes prêtres du monde de la cuvée été 2016, nous le rappelle et nous le prouve : « si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu ».

Ce n’est pas moi qui le dit. C’est le commandant Hélie de Saint-Marc.

Comme sur bien d’autres choses, il avait bien raison.
                                Votre chapelain