Le 14 août 2016, XIIIème dimanche après la Pentecôte



Chers amis de la France, catholique et fidèle !

Le 15 août : la voilà, notre fête nationale ! Laissez-moi s’il vous plaît vous en conter la raison. Parce que cette histoire est belle. D’autant plus belle qu’elle est vraie. Elle se joue  au XVII ème siècle, le « grand siècle des âmes » selon la jolie expression de l’historien Daniel-Rops.
Nous sommes en 1636 exactement, la Sainte Vierge demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII, « dans le secret de son cœur », consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans.
La Mère de Dieu répond pleine de reconnaissance en apparaissant à frère Fiacre, religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires pour la naissance d’un Dauphin ! Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après jour pour jour que naîtra Louis XIV qui recevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ».
Dès que la Reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l'enfant serait garçon ou fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie sous son doux vocable de Notre-Dame de l’Assomption et la place sous son patronage principal. Quelle merveille de gratitude royale !
Mes chers amis, n’est-ce pas que les temps troublés que nous vivons nous invitent à rasséréner notre cœur auprès de celle qu’on appelle auxilium christianorum, « secours des chrétiens » ?
Comme je vous l’ai dit la semaine dernière, on ne « fait pas la fête », l’expression est malheureuse au possible. Fêter, c’est célèbrer quelque chose, cela est bien plus grand et large. C’est aussi très différent. Demain, célébrons donc avec cœur et force la solennité de l’Assomption de Notre-Dame. Et dès ce soir, allons déposer notre âme devant le Saint-Sacrement exposé et faisons une bonne et sainte confession pour laver notre âme de ses souillures afin de lui présenter une belle âme pour sa fête.
Oui, chers amis de la Madonne : préparons-lui une jolie fête du 15 août ! Récitons le chapelet en famille, relisons le vœu de Louis XIII, fleurissons ses statues, redisons-lui nos sentiments filiaux, méditions sur l’Ave maris stella. Il y a de multiples façons d’aimer la sainte Vierge.
Marie le mérite tant. Et nous avons tant besoin d’elle.

                                           Votre chapelain