Le 20 novembre 2016, dernier dimanche après la Pentecôte



Chers amis de l’Avent et de la vie !

En 2010, le Souverain Pontife Benoît XVI demandait aux diocèses d’organiser une veillée de prière pour la vie. Mais dès l’année d’après, plusieurs paroisses en ont prévu spontanément. Peu à peu, le mouvement a pris de l’ampleur, et désormais plus de 200 veillées sont organisées en France à l’occasion des 1ères vêpres de l’Avent. Cette année encore la chapelle Sainte Rita aura la sienne.
Déjà dans son encyclique Evangelium Vitae, le pape Jean-Paul II insistait sur l’urgence de « se livrer à une mobilisation générale des consciences et à un effort commun d’ordre éthique, pour mettre en œuvre une grande stratégie pour le service de la vie. » Il nous exhortait à « renouveler la culture de la vie à l’intérieur des communautés chrétiennes elles-mêmes.» (EV n°95).
Or, renouveler la culture de Vie ne pourra cependant pas se faire sans un solide enracinement dans la prière. Comme le rappelle le Christ lui-même dans la parabole de la Vigne, « en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn, 15, 5).
Pour un chrétien digne de ce nom, la prière doit même avoir la première place. Nous savons que si nous ne nous confions pas à Dieu avant toutes choses, notre action sera stérile : « De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi » (Jn 15, 4). La prière est donc le cœur du mouvement pour la défense de la vie, même si elle n’en est pas la seule arme.
L’autre arme réside notamment dans la proclamation de la vérité qui tire sa percussion et son élan dans une solide formation sur ces sujets. Les outils sur internet ne manquent pas sur ce sujet.
Devant l'ampleur du Mal commis contre l'enfant à naître, il appartient à chacun de nous de venir délicatement frapper à la porte de la conscience et des cœurs de chaque personne humaine comme des Etats, afin que la vie humaine soit aimée, accueillie, respectée, défendue, protégée, depuis sa conception jusqu'à son terme naturel.
Il nous appartient déjà et avant toute chose de commencer par participer à la veillée de prière pour la vie naissante qu aura lieu samedi prochain de 18h à 19h dans notre chapelle, ici à Sainte Rita. Venir à ce temps de prière, c’est puiser dans l’aube de l’Avent de quoi offrir au monde entier une piqûre de rappel sur la signification et l’importance de la vie.
Le Bon Dieu ne sera pas seul à vous y attendre.
Moi aussi je guetterai votre venue. En espérant que votre mobilisation soit à l’image de notre cause.
Pleine de vie !
Votre chapelain
Le 13 novembre 2016, XXVIe dimanche après la Pentecôte


Chers amis du ressourcement !

 Ah, prendre du repos ! Une semaine sans avoir à rendre de compte en rien ni à personne ! Refaire ses forces. Rester en silence. Se laisser porter. Ne rien faire d’autre que dormir, manger et… prier ! Voilà chers amis le contexte d’une retraite spirituelle. Soit cinq jours environ où nous est donné l’occasion de prendre soin de notre âme. Enfin !
 Le bien-aimé Saint François de Sales à la cinquième partie, chapitre 1er, de son ouvrage « L’introduction à la vie dévote » décrit tout cela dans un français des plus charmants : « Il n’y a point d’horloge, pour bonne qu’elle soit, qu’il ne faille remonter, au matin et au soir ; et puis, outre cela, il faut qu’au moins une fois l’année, l’on la démonte de toutes pièces, pour ôter les rouillures qu’elle aura contractées, redresser les pièces forcées et réparer celles qui sont usées. Ainsi celui qui a un vrai soin de son cœur, doit le remonter en Dieu au soir et au matin ; et outre cela, il doit plusieurs fois considérer son état, le redresser et accommoder ; et enfin, au moins une fois l’année, il le doit démonter, et regarder par le menu toutes les pièces, c’est-à-dire toutes les affections et passions d’icelui, afin de réparer tous les défauts qui y peuvent être. Et comme l’horloger oint avec quelque huile délicate les roues, les ressorts et tous les mouvants de son horloge, afin que les mouvements se fassent plus doucement et qu’il soit moins sujet à la rouillure, ainsi la personne soucieuse de son âme, après la pratique de ce démontement de son cœur, pour le bien renouveler, le doit oindre par les sacrements de confession et de l’Eucharistie. Cet exercice réparera vos forces abattues par le temps, échauffera votre cœur, fera reverdir vos bons propos et refleurir les vertus de votre esprit. »
Nous-autres prêtres, vous le savez, sommes tenus d’effectuer une retraite par an. Je conviendrai bien volontiers avec vous que la logistique conséquente à cet exercice spirituel est probablement plus facile à mettre en place pour un clerc que lorsque l’on a charge de famille… Néanmoins chers amis du ressourcement : la chose n’est  pas impossible pour vous tous. Et puis l’éventualité d’une semaine de thalassothérapie surnaturelle est vraiment alléchante n’est-ce pas ? Imaginez ! Cinq jours de caresses sacramentelles, de jets d’eau puissants de la grâce, sans oublier les bains spirituels et les plongeons dans l’oraison : la formule devrait défier toute concurrence, c’est une évidence.
L’Institut du Christ-Roi-Souverain-Prêtre vous propose comme tous les ans différents lieux et différente dates pour vous permettre de remettre vos pendules à l’heure ! Fin décembre retraite sur le mystère de Noël en Suisse chez nos sœurs adoratrices ou à Verdelais près de Bordeaux. Début avril, de nouveau en Suisse, sur le mystère de Pâques. Et puis au mois de juillet à Gricigliano ou en Allemagne dans l’autre couvent de nos sœurs adoratrices (direct avec la compagnie low-cost Ryanair depuis l’aéroport de Montpellier !). Renseignements complémentaires dans l’Atrium !
J’espère de tout cœur qu’il vous sera possible d’effectuer cette halte spirituelle cette année.
La bonne santé de votre âme n’a pas de prix.
Votre chapelain
Le 6 novembre 2016, XXVe dimanche après la Pentecôte


Chers amis du silence !

 Quoi de mieux que le silence pour favoriser le recueillement, la recherche de Dieu, la méditation ? Au sommet du mont Horeb, le grand prophète Élie n’avait pas trouvé Dieu dans la tempête, ni dans le tremblement de terre, ni dans l’incendie, mais il avait reconnu sa voix dans une brise légère !
Cependant, abreuvé de sons en tout genre, le passage du bruit au silence est toujours un dépaysement, dépaysement indispensable à l'homme pour découvrir l'espace intérieur où Dieu lui a donné rendez-vous. Rentrer en communion avec Dieu, devenir les amis de Jésus, ce n'est pas d'abord poser des gestes ou adopter certaines attitudes vertueuses (être gentil, obéir, pardonner, prier, aller à la messe, etc.). Dieu n'est pas une idée ou un « principe de vie » : Dieu est Quelqu'un. Dieu a soif de nous rencontrer, de nous parler, mais… Son langage, c'est le silence. Si nous sommes incapables de silence, nous ne pourrons jamais L'entendre. Voilà pourquoi l’apprentissage du silence est si capital !
S’éduquer au silence ne consiste certainement pas à transformer nos maisons en couvents et nos proches en mini-moines. A chacun sa vocation et le style de vie correspondant ! Une maison qui résonne de rires, de poèmes et de chansons est sûrement un cadre plus approprié pour l'éducation de la Foi qu'une demeure austère parce que silencieuse. Cependant, l'éducation au silence ne saurait se limiter aux quelques minutes que nous consacrons à la prière quotidienne : c'est un apprentissage qui concerne toute la vie.
Cheminer vers le silence, c'est d’abord apprendre à l'aimer. Tant de gens ont peur du silence et il est si facile, à l'ère des Ipad et du bluetooth de vivre perpétuellement dans le bruit… Hèlas. Pour faire aimer le silence, pas de secret : il nous faut l'aimer nous-même. « Loin des villes et des moyens de communication, l’homme peut se ressourcer et méditer, entendre la voix de Dieu, car l’esprit a aussi ses besoins » expliquait Benoît XVI lors de l’audience générale du 11 août 2011.
Bien entendu, il y a silence et silence : le silence de mort comme entre deux personnes fâchées à l’extrême, le silence des cœurs bouillonnants de paroles non exprimées et ce que l’on pourrait appeler un silence de vie à l’image de ceux qui sont tellement bien accordés qu'ils se comprennent au-delà des mots.
Il ne s'agit donc pas d'imposer le silence mais de se l’approprier, et ce travail passe par la parole et l'écoute mais aussi par tout un climat familial ou social auquel il nous faut prêter attention. Sans nul doute, nous découvrirons alors une somme de bruits inutiles -et même nuisibles !- que nous pourrions bannir sans hésiter : les cris, les portes fermées sans précaution, les clés jetées sur la table au lieu d'être posées, la vaisselle manipulée sans douceur, les escaliers dévalés avec la légèreté d'un éléphant, etc.
Dieu parle au creux du silence, mais il faut savoir l’écouter. Cette écoute passe donc par l'apprentissage du silence. Et l’apprentissage du silence par la maîtrise de soi. A nous de nous prendre en main !
Votre chapelain
Le mardi 1er novembre 2016, Fête de la Toussaint



Chers amis de ceux qui sont déjà rentrés dans leur éternité,

Visiter les cimetières, se recueillir devant les sépultures, déposer des gerbes de fleurs et de prières au pied des tombes : voilà des œuvres de bienfaisance extrêmement précieuses pour les âmes du purgatoire. En ce mois de novembre je vous invite à retourner auprès des disparus que vous connaissez. Spécialement ceux dont vous êtes en droit de supposer que visites et prières leur seraient d’un grand secours.
Les âmes des fidèles trépassés qui sont encore dans l’attente de la vision béatifique, dans l’attente du Paradis ont besoin de nos prières pour accélérer leur marche vers le Ciel. Pour donner un coup de fouet à cette course ultime, rien de mieux que de faire célébrer des messes pour vos défunts comme je vous l’ai signifié dans le dernier Carillon de sainte Rita.
Mais il est aussi une autre démarche qui, sans exclure l’offrande du Saint-Sacrifice, ajoute son lot de grâces sur le devenir éternel de nos défunts : la bénédiction des tombes. Faire bénir les caveaux de vos familles et de vos connaissances revient à demander à un prêtre qu’il se rende avec vous au cimetière afin d’asperger d’eau bénite les pierres funéraires et de prononcer les prières du Rituel romain prévues à cet effet.
Cette bénédiction des tombes relève de ce qu’on appelle les sacramentaux (du latin sacramentalia, choses se rapportant au sacré). Les sacramentaux, ce sont des objets ou des actions dont l’Eglise se sert pour obtenir des effets surtout spirituels. On range parmi les sacramentaux :
- la prière publique de l’Eglise (Office divin), et les cérémonies et actions liturgiques comme les funérailles, les processions, les Saluts du Saint-Sacrement, etc. qui ne sont pas des sacrements mais qui accompagnent souvent la célébration des sacrements.
- les consécrations de personnes ou d’objets sacrés (vierges, rois, églises, autels…)
- les bénédictions de personnes ou d’objets (bénédictions données par un nouveau prêtre, bénédictions de scapulaires, médailles…
- les objets consacrés ou bénis eux-mêmes : églises, vases sacrés, encens, eau bénite, cendres, rameaux, cierges, anneaux des mariés, tombes, cloches, médailles, crucifix, chapelets…
Les sacramentaux ressemblent aux sacrements parce qu’ils sont comme eux des signes extérieurs, sensibles, de la grâce. Mais n’ayant pas été institués par Jésus, ils ne produisent pas comme les sept sacrements la grâce sanctifiante par eux-mêmes : ils agissent en vertu des prières de l’Eglise et des dispositions des fidèles. Les effets des sacramentaux sont très divers. Ainsi, ils remettent les péchés véniels si on les regrette, ils obtiennent des grâces actuelles précieuses, ils éloignent les démons, ils donnent parfois des biens temporels : santé, fécondité des champs, protection contre les calamités naturelles…
A vous désormais d’en faire profiter vos défunts.
Vous savez qui contacter pour les bénédictions !
Votre chapelain
Le 30 octobre 2016, Fête du Christ-Roi



Chers amis du mois de novembre !

Allez ! Avouez-le ! N’est-ce pas que l’on peut être gêné par le fait d’avoir à payer une messe, comme si on pouvait acheter la faveur de Dieu ?! Le prêtre, l’être gratuit par excellence, vendrait donc un bien spirituel ? S’il n’est pas illégitime que l’homme de la rue (souvent hélas ignorant des choses de Dieu et suspicieux toujours dès qu’il s’agit de mettre la main à son portefeuille) prenne alors un air dubitatif doublé d’un sourire perplexe sinon moqueur, il s’agit tout de même de lever toute incompréhension…
Comprenons bien d’abord de ce dont on parle.  La célébration de la messe a toujours comporté  une offrande matérielle que les fidèles accomplissaient sous différentes formes : offrande du pain et du vin pour l’eucharistie, et conjointement offrande pour les besoins de l’Église, la subsistance du clergé et celle des pauvres. Cette tradition n’est pas une invention du christianisme. Dans l’Ancien Testament, les prêtres recevaient une part des sacrifices faits à Dieu (Lv. 2 et 7). Il y a donc une antique tradition qui témoigne que le prêtre doit toujours pouvoir vivre de l’autel, c’est-à-dire, de la part que Dieu lui fait dans les biens que les hommes offrent au Seigneur. L’actuel Code de droit canonique légitime d’ailleurs cette pratique en précisant que "selon l’usage approuvé de l’Église, tout prêtre célébrant ... la Messe peut recevoir une offrande, pour qu’il applique la Messe à une intention déterminée". (Canon 945).
Par contre, bien évidemment, on n’achète la miséricorde de Dieu  pas plus qu'on ne l'enchaîne ! Le trafic des biens spirituels est condamné dans les Actes des Apôtres qui relate les agissements de Simon le magicien (Ac. 8, 9-25) lequel voulait acheter à prix d’argent la puissance de Dieu (Cette pratique que l’on nomme « simonie » a toujours été condamnée dans l’histoire de l’Église). La messe
n’a pas de prix. Le prix en a été payé une fois pour toutes par le Christ lui-même
qui s’est sacrifié et ce prix est infini. On n’achète pas une messe, on n’achète pas Dieu pour quelques pièces de monnaie. On ne peut donc pas parler de prix en ce qui concerne la somme versée pour une intention de messe, mais bien plutôt d’offrande ou d’honoraires. Cet argent n’est pas pour payer la messe, mais pour aider le prêtre à vivre. Cette offrande est alors une participation financière dont le but principal est de subvenir aux besoins du prêtre.  Ce n’est pas une aumône que l'on fait au prêtre  mais plutôt un mandat qu’on lui confie, celui de porter à l’autel par l’exercice de son ministère le don des fidèles.
En ce mois de novembre, n'hésitons  donc pas à offrir notre prière pour les vivants et pour les défunts et en particulier le sacrifice incomparable et insurpassable de la messe car il est le sacrifice même du Christ. Belle œuvre de justice et de charité que de prier pour les défunts de nos familles, nos amis qui sont rentrés dans leur éternité ainsi que toutes ces personnes qui, sans que nous le sachions même, nous ont aidés ici-bas et attendent désormais nos prières pour accélérer leur marche vers le Ciel !
Notre mot d’ordre pour ces 30 jours à venir tient en trois : VIDONS LE PURGATOIRE !
                                  Votre chapelain
Le 23 octobre 2016, le XXIIIe dimanche après la Pentecôte


Chers amis de ces saints qui ont su vivre leur foi jusqu’au bout !

Dimanche dernier le pape François canonisait à Saint Pierre de Rome sept nouveaux saints dont deux français : la carmélite Elisabeth de la Trinité et le frère des écoles chrétiennes Salomon Leclercq.
La religieuse du carmel de Dijon est plus connue du fait de sa similitude de vie avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (carmélites toutes les deux, morte à 24 ans pour la sainte de Lisieux, à 26 ans pour Sainte Elisabeth de le Trinité) et pour ses écrits incandescents (sa prière au Dieu Trinité a été rapidement traduite en plus de cinquante langues !).
Permettez-moi ce matin de vous présenter le moins connu de nos deux nouveaux saints : «Priez Dieu seulement qu’Il m’accorde de faire mon emploi, quel qu’il soit, pour son amour, qu’Il détruise mon orgueil et qu’Il me donne l’humilité, en un mot que je devienne un saint. Oh! que jen suis éloigné!», écrit Saint Salomon le 17 juillet 1788 alors qu’il vient d’être choisi pour remplir une charge importante dans sa congrégation.
En 1790, alors que la Révolution française est engagée, il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé ! À Paris, il poursuit sa mission dans la clandestinité. Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la tension monte dans la capitale. De nombreux suspects sont arrêtés. Le Frère Salomon est emprisonné au couvent des Carmes le 15 août. Deux semaines plus tard, le 2 septembre, le couvent est investi par des sans-culottes enragés : c’est le carnage.
Parmi les cent quatre-vingt-onze personnes massacrées et reconnues mortes pour leur foi ce jour-là, les fameux martyrs de septembre, le Frère Salomon sera béatifié par Pie XI le 17 octobre 1926.
Voici son testament spirituel , extrait d’une lettre adressée le 15 août 1792, à sa sœur Marie-Barbe : «Se tenir en l’état où lon voudrait être pour aller paraître devant le Souverain Juge: telle doit être la vie dun chrétien qui a de la foi. Il doit regarder toutes les choses dici-bas, richesses, plaisirs, bonne chère comme de pures vanités, propres à amuser des hommes de chair et de sang et incapables de contenter une âme qui sait qu’elle est faite pour jouir de Dieu et pour en jouir éternellement. Tâchez d’entretenir ces sentiments et ces dispositions dans  vos enfants que j’embrasse avec bien de la tendresse. Si Dieu le permet, j’irai vous joindre et mêler mes larmes avec les vôtres. Mais non! que dis-je, pourquoi pleurer puisque l’Évangile nous engage à nous réjouir quand nous aurons quelque chose à souffrir pour son nom? Souffrons  donc gaiement et avec action de grâce les croix et les afflictions qu’Il nous enverra».
Testament d’une vive acuité pour nos temps présents.
Saint Salomon, priez pour nous !
                                                                   Votre chapelain
Le 16 octobre 2016, le XXIIe dimanche après la Pentecôte


Chers amis des valeurs familiales !

         «Promouvoir le respect de la famille, illustrer ses attentes et ses droits, mettre en évidence sa beauté» est la première mission que Benoît XVI assignait aux médias lors de son message pour la Journée mondiale de la communication le 24 janvier 2008. Il y a bientôt 9 ans. Déjà… Il insistait non sans exiger d’eux une «véritable mutation de rôle» face au matérialisme économique et au relativisme éthique, «véritables plaies de notre temps» avec lesquelles ils n’ont que trop pactisé.
Ne cherchons pas bien loin des exemples de ces plaies ! Entre les campagnes publicitaires équivoques sur ces questions, les émissions de télévision banalisant toutes les déviances et la sphère médiatique plus soucieuse de minimiser les attitudes scandaleuses des Femen tout en se gaussant du premier responsable politique qui viendrait à souligner les incohérences du Planning familial ou les failles du sacro-saint droit à l’avortement, c’est à attraper le tournis !
Cependant, n’allons pas combattre sur tous les fronts en oubliant de montrer la beauté de la famille. Il nous faut répondre aux agressions du monde sans nous laisser intimider. Notre espérance ne saurait s’éteindre puisque nous avons les paroles de la vie éternelle. Mieux, nous sommes appelés à faire croître au cœur de notre âme la petite flamme qui ne demande qu’à nous convaincre que rien n’est impossible à Dieu. Laisser l’espérance grandir  avec la charité jusqu’au plus fort de la mêlée : c’est là le réalisme de la foi.
L’exemple dépasse en valeur le meilleur sermon quand il indique le bon chemin, et surtout la bonne conduite pour vivre d’une façon juste et vraie. Le combat pour la vérité et pour la vie ne saurait se cantonner à la dénonciation. Il n’est crédible et efficace qu’associé à un engagement concret au quotidien. Défendre les valeurs familiales, c’est d’abord les vivre et les faire vibrer comme un étendard. C’est se convaincre que l’exercice humble, discret et exigeant des vertus d’un foyer chrétien est en mesure de « sauver le monde » de la décadence.
Protéger la famille enfin, c’est la placer elle-même sous la protection de Dieu. C’est ne pas laisser filer une journée sans avoir prié avec les siens le matin au lever et le soir au coucher, tel un petit monastère domestique. « Une famille qui prie est une famille qui vit » se plaisait à répéter le vénérable pape Pie XII.
C’est justement ce que je vous propose cet après-midi. A défaut de pouvoir tous faire flotter nos fanions porte Dauphine dans la capitale pour défendre la famille, venez manifester cet après-midi à Sainte Rita : Adoration exceptionnelle de 16h30 à 19h30 !
On ne lâche rien. Surtout pas notre chapelet.
A tout à l’heure !
                                                           Votre chapelain
Le 9 octobre 2016, le XXIe dimanche après la Pentecôte



Chers amis des saintes solutions !

            L’heure est au diagnostic. On analyse, on scrute, on discerne. On commente le « pourquoi de notre grand corps social », on explique le « comment a-t-on pu en arriver là ». Les observateurs les plus intelligents et les plus honnêtes, deux qualités qui ne sont pas forcément acolyte l’une de l’autre mais qui une fois réunies peuvent permettre d’avoir le courage de la vérité, en tirent même un constat aussi implacable que lucide : notre monde va mal. Il va même très mal.

            Les  essayistes sont alors qualifiés de polémistes lorsqu’ils mettent la pointe de leur stylo là où ça fait mal. Les politiques sont stigmatisés de déraison ou d’outrance dès qu’ils mettent ce constat sur les plateaux des débats télévisés ou sur les tables de rédaction de la presse nationale.

            Va pour les analyses et les constats. Mais maintenant ? Que dire pour l’avenir ? Sur quel message concret pourrions-nous nous appuyer pour « être et durer » ? Permettez que je livre à votre méditation le texte fameux du commandant Hélie de Saint-Marc qui s’intitule Que dire à un jeune de 20 ans ?

« Quand on a connu tout et le contraire de tout, quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie, on est tenté de ne rien lui dire (…). Pourtant, je ne veux pas me dérober, et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci, en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain : «Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude, mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère». (…)

A mon jeune interlocuteur, je dirai donc que nous vivons une période difficile où les bases de ce qu’on appelait la Morale et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique, sont remises constamment en cause (…)

Oui, nous vivons une période difficile où l’individualisme systématique, le profit à n’importe quel prix, le matérialisme, l’emportent sur les forces de l’esprit. Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question de droit et jamais de devoir et où la responsabilité qui est l’once de tout destin, tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela, il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.  Il faut savoir, jusqu’au dernier jour, jusqu’à la dernière heure, rouler son propre rocher. La vie est un combat, le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. Il faut savoir que rien n’est sûr, que rien n’est facile, que rien n’est donné, que rien n’est gratuit. Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur que pour ma très modeste part, je crois que la vie est un don de Dieu et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde, une signification à notre existence. Je lui dirai (…) qu’il faut savoir découvrir ces étoiles, qui nous guident où nous sommes plongés au plus profond de la nuit et le tremblement sacré des choses invisibles. Je lui dirai qu’envers et contre tous il faut croire à son pays et en son avenir.

Enfin, je lui dirai que de toutes les vertus, la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres, de toutes les vertus, la plus importante me paraît être le courage, les courages, et surtout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse. Et pratiquer ce courage, ces courages, c’est peut-être cela L’Honneur de Vivre».

                                                                                                                  Votre chapelain
Le 2 octobre 2016, le XXe dimanche après la Pentecôte

Chers amis de la sainte liturgie !

            Les Gaulois (sujet ces derniers temps très à la mode…) sont-ils vraiment nos ancêtres ? La question peut sembler incongrue en ouverture du mot hebdomadaire du carillon de sainte Rita : j’en conviens ! Vous n’êtes pourtant pas sans ignorer, à l’école de René Goscinny, que les gaulois ne craignaient qu’une chose : que le Ciel ne leur tombât sur la tête… Or pour cette raison, nous ne saurions les considérer comme nos dignes ancêtres. Ou, pour mieux dire, les chrétiens que nous sommes refusons sur ce point précis d’être leurs héritiers !

Craindre que le Ciel ne nous tombe sur la tête…pensez donc ! Etre chrétien, c’est en effet vouloir que le Ciel se mêle de notre existence, occupe nos journées, descende jusqu’à l’intime de nous-même, jusqu’à imbiber notre âme du calme et de la paix céleste. Cette descente du ciel sur la terre est appelée en somme à christifier toutes les réalités terrestres.

Diviniser ce qui relève du fongible, faire de nos ventres de nouveaux dieux ou idolâtrer avec un air béat tel acteur, sportif ou autre star du système : rien n’est moins évident. La pertinence en laisse et le jugement fait défaut. Mais qu’un parfum de paradis vienne embaumer notre quotidien, nous entrons dans le domaine du possible. Et, avouons-le, celui de la convenance.

Or faire descendre le Ciel sur la terre : c’est là le rôle propre de la liturgie. Le moine Alcuin, premier ministre de l’empereur Charlemagne (heureux temps soit dit en passant où l’on choisissait parmi le corps ecclésiastique les plus hauts responsables de l’Etat…) l’expliquait à son maître : « La liturgie, c’est la joie de Dieu. » C’est en vérité se laisser subjuguer d’abord, et transporter ensuite, par le charme de la beauté des choses divines.

Si nous nous demandons quelle est la qualité la plus importante de la liturgie, nous devons répondre d’emblée le sens du sacré, c’est-à-dire du divin : la liturgie se doit d’exprimer la transcendance de Dieu. « Rien ne manifeste peut-être mieux la catholicité de l’Eglise de Dieu que l’hommage singulier de ces cérémonies de formes différentes, célébrées en langues vénérables par leur antiquité, consacrées davantage encore par l’usage qu’en ont fait les apôtres et les Pères. » expliquait le grand Pie XII.

Depuis la fin du XVIIIe siècle, la civilisation occidentale s'est laissée contaminer par une lente et progressive profanation de tout ce qui est sacré. La liturgie doit donc craindre plus que tout de tomber dans le vulgaire et l’arbitraire, comme c’est, hélas! un peu trop souvent le cas aujourd’hui… Benoît XVI n’affirmait pas autre chose en constatant : « La liturgie est devenue aux yeux de la plupart — bien plus, pour chaque communauté — un exercice où des groupes bricolent leurs propres "liturgies" d’une semaine sur l’autre avec un zèle souvent aussi admirable que déplacé. » Concis et limpide !

Ce que nous devons donc craindre, c’est d’empêcher que le Ciel ne tombe sur nos têtes.

Tout simplement.
                                        
                                            Votre chapelain

Le 25 septembre 2016, le XIXe dimanche après la Pentecôte
Solennité de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face 



Chers amis du chapelet !

            Le 13 octobre, lors de sa dernière apparition à Fatima, la Vierge dit aux bergers : « Je suis Notre-Dame du rosaire et je viens vous demander de dire tous les jours le chapelet et de changer de vie». A l’approche du mois d’octobre officiellement dédié au rosaire, je vous livre quelques témoignages de personnes qui ont vu le cours de leur existence transformé par la récitation du chapelet.

Une tradition : « Chez nous le chapelet est une tradition familiale : les soirs d’hiver, on le priait en famille autour de la cheminée. Mes parents l’ont récité jusqu’à leur fin dernière, ma mère encore deux heures avant sa mort. Pour nous, il a fallu attendre la retraite : nous avons commencé par une dizaine, puis deux, puis tout le chapelet. Aujourd’hui, il fait partie intégrante de notre vie : on ne se couche pas sans l’avoir récité ensemble. » Joseph et Anne, anciens agriculteurs.
Un outil pour aimer davantage : « Un beau matin, l’an dernier, j’ai pris la décision de réciter mon chapelet tous les jours. Auparavant, j’avais constaté que cela m’aidait dans les moments difficiles. Je le dis en voiture, dans ma chambre, après la messe et parfois même en rentrant de soirée. Je confie des personnes, des intentions. Parfois, je le récite seulement "pour les mystères". Le chapelet m’entraîne à aimer davantage. » Sybille, 19 ans, étudiante en hôtellerie.
La prière du pauvre : « On dit que le chapelet est la prière du pauvre : moi, je n’ai pas honte d’être parmi les pauvres devant Dieu. Il faut se reconnaître pauvre pour avancer. Même quand on ne pense plus trop à ce quon dit, que la pensée s’éteint, le corps rend hommage. » Marie-Thérèse, 7 enfants
Un antidépresseur : « L’an dernier, j’ai fait ce que l’on appelle un burn out. Je me suis alors accroché à la sainte messe et au chapelet. Même si cela n’exclut pas d’avoir recours à la médecine, je puis témoigner que le chapelet, récité avec foi et confiance, est un puissant antidépresseur. » Yves, 35 ans, ingénieur.
Plus on le récite, plus on s’attache à Marie : « "J’ai dit mon chapelet tous les jours de ma vie, même aux jours de grande bataille" : cette phrase du maréchal Foch a été pour moi un déclic. Depuis, je récite fréquemment mon chapelet. Cela m’aide dans les moments difficiles. Le chapelet, plus on le récite, plus on s’y attache, et plus on s’attache à la Sainte Vierge. » Guillaume, 21 ans, élève officier à l’École militaire de St-Cyr.
La fête de Notre-Dame du Rosaire fait référence à la victoire de Lépante, le 7 octobre 1571. La flotte chrétienne écrasa alors, contre toute attente, la flotte mahométane à Lépante. Cette victoire éclatante fut attribuée à la récitation du rosaire, instamment demandée à cette intention par le pape saint Pie V.
Avouez que ça donne des idées… A nos chapelets donc durant le mois du rosaire !  
                          Votre chapelain
Le 18 septembre 2016, XVIIIe dimanche après la Pentecôte 




Chers amis de la vie paroissiale !



            Pour l’année 2016-2017, la vie de la chapelle c’est cela :

Vie sacramentelle :

-         Messe tous les jours du jeudi au dimanche, soit plus de la moitié de la semaine !
-         Confessions toutes les semaines avant la messe dominicale ou sur demande.
-         Le chapelet de la miséricorde récité après la messe du vendredi.
-         Le rosaire récité tous les samedis.
     L'adoration tous les dimanches de 17h30 à 18h30 (heure d'hiver) et de 18h30 à 19h30 (heure d'été) ainsi que tous les premiers vendredis du mois de 17h30 à 18h30.


Formation et catéchisme :

-         Catéchismes des « petits » de 10h à 10h30 (CP, CE) et de 10h30 à 11h (CM)
-         Catéchisme des lycéens 1 samedi soir toutes les 3 semaines sous la forme d’un « caté / pizza »
-         Catéchisme pour adultes deux jeudi soir par mois de 20h30 à 21h30
-         Une conférence pour tous par mois à la salle saint Guiraud


Vie spirituelle :

-         Un pèlerinage « pour la France » à la Sainte Baume au mois d'avril avec les apostolats de Nîmes et Montpellier.


Et bien d’autres surprises encore…

Bonne année paroissiale à vous tous !
   
                                                            Votre chapelain